Guyonnet & Tixier

«Le moi résulte de ce que le sujet va prendre chez lautre, son semblable, son modèle, son miroir en somme.» Cependant, «que ce soit dans lautre que le sujet se vive et se repère n’est pas perçu comme tel, bien au contraire, il identifie son moi à son identité ritable (je suis cette image).» Or, «pour qu'il y ait responsabilité, il faut que (…) le sujet qui énonce ne se confonde pas avec son énoncé, tout simplement qu'une distance existe.» Car, «en tant que sujet de l'énonciation, je ne sais pas qui je suis.» Par ailleurs, «le sujet, au niveau de son moi (au fondement paranoïaque), se situe volontiers en position de victime (…), où l’absence de distance, de remise en cause, implique un bourreau éventuel. A se soustraire de l’altérité, à rejeter la fonction de la médiation, il soppose au monde entier.» À vrai dire, «“Je nai pas voulu cela" ne vaut pas absolution. Oui, cela que tu as fait, ou qui résulte de ce que tu as fait, tu las voulu, car ce que tu as voulu, tu ne le sais pas. Ce sont les conséquences qui te lapprennent. Ce quil a voulu, lhomme est condamné à ne le savoir qu’après coup.»