30 janvier 2018

Wolfgang Blankenbourg, La perte de l’évidence naturelle

  «Comment ce qui (dans une sphère culturelle déterminée) est valable pour tous doit-il être intégré à la spontanéité propre du sujet, de telle sorte qu’il puisse alors, de façon tout à fait évidente, être replacé dans le monde commun, comme trait relativement propre au sujet ?» Et note que les schizophrènes «oscillent en permanence dans l’alternative entre assumer un modèle et se retirer autistiquement.» Il manquerait à ces patients un “fondement de légitimation“, ce qui fait qu’ils «donnent facilement l’impression extérieure... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Michel Born, Psychologie de la délinquance

  «Certains individus, ne parvenant pas à atteindre les buts fixés par la culture (la réussite sociale) sont frustrés et attribuent leur sort à la malchance. En d’autres termes, ces personnes croient qu’il faut plus de chance que de mérite pour réussir. Il en résulte pour ces personnes une perte du sens et des normes (il ne peut en effet exister aucune norme dans une société uniquement régie par le hasard).» Or, une règle «n’est pas l’élément extérieur qu’il faut intérioriser. Elle est à inventer ou à réinventer en fonction... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Philippe Breton, L’utopie de la communication

  «L’homme de l’humanisme classique est un homme “dirigé de l’intérieur”. De cette conception découlent des schémas comme celui de la “profondeur des sentiments” ou de la “richesse de la vie intérieure”.» Des aspects du dualisme classique proscrits par la conception moderne du monde pour laquelle «l'homme moderne est d'abord un "être communicant". Son intérieur est tout entier à l'extérieur.» Ce qui nous met en présence d’un monde « où les êtres n'existent pas par eux-mêmes mais uniquement dans leurs rapports mutuels.» Il... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Judith Butler, Qu'est-ce qu'une vie bonne ?

  «Aucune créature humaine ne survit ni ne subsiste sans la dépendance d'un environnement qui lui assure une assistance.» Or, à l'évidence «le refoulement de la dépendance, et, en particulier, de la forme sociale de la vulnérabilité à laquelle elle conduit, sert à établir une distinction entre ceux qui sont dépendants et ceux qui ne le sont pas.» Par ailleurs, «les raisons pour lesquelles telle ou telle personne ne sera pas pleurée, ou pour lesquelles il a déjà été établi qu'elle n'est pas digne d'être pleurée, sont qu'il n'y... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Albert Camus, Le mythe de Sisyphe

  «Dans la mesure où j’espère, où je m’inquiète d’une vérité qui me soit propre, d’une façon d’être ou de créer, dans la mesure enfin où j’ordonne ma vie et où je prouve par là que j’admets qu’elle ait un sens, je me crée des barrières entre quoi je resserre ma vie. Je fais comme tant de fonctionnaires de l’esprit et du cœur qui ne m’inspirent que du dégoût et qui ne font pas autre chose, je le vois bien maintenant, que de prendre au sérieux la liberté de l’homme.» Car, «un monde qu’on peut expliquer même avec de mauvaises... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Rémy Chauvin, Le darwinisme ou la fin d’un mythe

  Le “dogme central du darwinisme“ pose «la présence de mutations au hasard entre lesquelles un agent véritablement tout-puissant, la sélection naturelle, trie (…) en fonction de critères indéfinissables comme la valeur de survie, qui n’est pas mesurable indépendamment de la survie, ou l’utilité, qu’on ne peut mesurer davantage.» Or, le concept d’orthogenèse selon lequel «l’évolution ne revient pas en arrière, c’est donc qu’elle va en avant,(…) a été avancé comme un argument en faveur de la téléologie, d’une direction de... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Jean-Pierre Cléro, Qu'est-ce que l'autorité ?

  «Les idées abstraites sont le produit d'un étrange renversement qui fait que les idées particulières, seules "réelles", nous apparaissent spéculairement comme les cas particuliers d'un fantasme.»Dès lors, on caractérisera ainsi «la formation d'une autorité: le renversement de l'inexistant en quelque chose qui est plus réel, par sa force symbolique, que les existants qui l'ont conditionné.» De cette façon, «l’autorité fabrique un abri contre la violence du réel; elle est un échange ou une substitution de dominations.(…)... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Rémi Clot-Goudard, L'Explication ordinaire des actions humaines

    «Les conduites et les discours ne reçoivent pas leur sens de quelque chose qui se trouve "dans la tête" des agents ou des observateurs, mais de leur arrière-plan social et institutionnel.» Ainsi, «la plupart du temps je n'ai pas besoin d'interpréter ce que l'on me dit car je le comprends» et «nous nous comprenons parce que nous avons appris à agir selon des formes communes.» Dès lors, «"Comment pouvez-vous être jamais certain qu'un homme est réellement triste ?", demande le sceptique. "Qu'appelez-vous... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Laurent Cordonnier, L’échange,la coopération et l’autonomie des personnes

  in À qui se fier (Revue du MAUSS, N° 4)   Au cours de relations humaines, «la coopération pourrait se révéler plus absurde encore que la défection. Le risque est gros, en effet, de se retrouver seul à coopérer.» Dans cette perspective, «l’action humaine ne consiste pas d’abord à “employer des moyens pour atteindre des fins”.» Mais plutôt «à offrir à l’attention des autres un principe d’action grâce auquel ils puissent s’expliquer notre comportement.» Dans le même temps, «l’exigence d’être rationnel pour l’autre, et... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

Antonio Damasio, L’erreur de Descartes

  Les sociopathes «sont l’exemple même de cette tête froide dont on nous dit qu’elle est indispensable si l’on veut prendre de bonnes décisions.(...) En fait, ils représentent une autre sorte de cas où l’affaiblissement de la faculté de raisonnement est accompagné d’une diminution, ou de l’absence, de la capacité de ressentir des émotions.» En effet, «la sélection naturelle a dû favoriser une organisation du cerveau dans laquelle les systèmes impliqués dans le raisonnement et la prise de décision sont étroitement interreliés... [Lire la suite]
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