30 janvier 2018

Jean-Michel Besnier, La sagesse ordinaire

«Le danger qui menace l'homme et que distillent certaines sagesses enseignées comme des dogmes lénifiants, c'est la fatigue de soi.(...) La lucidité qu'elles encouragent ne vise pas à susciter la prise d'initiatives sur le monde ni à éveiller le sentiment de la responsabilité grâce auquel on reconnaît la liberté humaine.» Car, «le désir d'être pleinement conscient de ce qu'il vit n'implique pas forcément que le sage croie en la possibilité de modifier son destin.» À cela s'ajoute que, «notre époque ne permet plus (...) ni à la... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 janvier 2018

Susan Blackmore, La théorie des mèmes

  «Au lieu d’envisager nos idées comme nos propres créations, travaillant pour nous», on peut très bien les envisager «comme des mèmes autonomes et égoïstes, qui n’œuvrent que pour se faire copier.» De fait, «nous pensions autrefois que le dessein biologique nécessitait un créateur, mais nous savons aujourd’hui que la sélection peut concevoir la totalité de ce dessein toute seule. De même, nous croyions jadis que le dessein humain nécessitait un concepteur conscient à l’intérieur de nous-même, mais nous savons aujourd’hui que... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Alain Blanchet, Les stratégies intentionnelles des thérapeutes

  in Clinique de l'intentionnalité (collectif)     «L'excès de rigidité des représentations intentionnelles ou encore la difficulté de spécifier des intentions au fur et à mesure que l'action se réalise, pourraient concourir à ce que nous appelons l'état malade en psychopathologie.» Cependant, «cette relative instabilité de notre système mental se défendrait du chaos par l'illusion du moi ou par l'illusion de la capacité d'autrui à pouvoir nous aider dans la compréhension de nos propres comportements.» Ainsi,... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Wolfgang Blankenbourg, La perte de l’évidence naturelle

  «Comment ce qui (dans une sphère culturelle déterminée) est valable pour tous doit-il être intégré à la spontanéité propre du sujet, de telle sorte qu’il puisse alors, de façon tout à fait évidente, être replacé dans le monde commun, comme trait relativement propre au sujet ?» Et note que les schizophrènes «oscillent en permanence dans l’alternative entre assumer un modèle et se retirer autistiquement.» Il manquerait à ces patients un “fondement de légitimation“, ce qui fait qu’ils «donnent facilement l’impression extérieure... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Michel Born, Psychologie de la délinquance

  «Certains individus, ne parvenant pas à atteindre les buts fixés par la culture (la réussite sociale) sont frustrés et attribuent leur sort à la malchance. En d’autres termes, ces personnes croient qu’il faut plus de chance que de mérite pour réussir. Il en résulte pour ces personnes une perte du sens et des normes (il ne peut en effet exister aucune norme dans une société uniquement régie par le hasard).» Or, une règle «n’est pas l’élément extérieur qu’il faut intérioriser. Elle est à inventer ou à réinventer en fonction... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Philippe Breton, L’utopie de la communication

  «L’homme de l’humanisme classique est un homme “dirigé de l’intérieur”. De cette conception découlent des schémas comme celui de la “profondeur des sentiments” ou de la “richesse de la vie intérieure”.» Des aspects du dualisme classique proscrits par la conception moderne du monde pour laquelle «l'homme moderne est d'abord un "être communicant". Son intérieur est tout entier à l'extérieur.» Ce qui nous met en présence d’un monde « où les êtres n'existent pas par eux-mêmes mais uniquement dans leurs rapports mutuels.» Il... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 janvier 2018

Judith Butler, Qu'est-ce qu'une vie bonne ?

  «Aucune créature humaine ne survit ni ne subsiste sans la dépendance d'un environnement qui lui assure une assistance.» Or, à l'évidence «le refoulement de la dépendance, et, en particulier, de la forme sociale de la vulnérabilité à laquelle elle conduit, sert à établir une distinction entre ceux qui sont dépendants et ceux qui ne le sont pas.» Par ailleurs, «les raisons pour lesquelles telle ou telle personne ne sera pas pleurée, ou pour lesquelles il a déjà été établi qu'elle n'est pas digne d'être pleurée, sont qu'il n'y... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Albert Camus, Le mythe de Sisyphe

  «Dans la mesure où j’espère, où je m’inquiète d’une vérité qui me soit propre, d’une façon d’être ou de créer, dans la mesure enfin où j’ordonne ma vie et où je prouve par là que j’admets qu’elle ait un sens, je me crée des barrières entre quoi je resserre ma vie. Je fais comme tant de fonctionnaires de l’esprit et du cœur qui ne m’inspirent que du dégoût et qui ne font pas autre chose, je le vois bien maintenant, que de prendre au sérieux la liberté de l’homme.» Car, «un monde qu’on peut expliquer même avec de mauvaises... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Rémy Chauvin, Le darwinisme ou la fin d’un mythe

  Le “dogme central du darwinisme“ pose «la présence de mutations au hasard entre lesquelles un agent véritablement tout-puissant, la sélection naturelle, trie (…) en fonction de critères indéfinissables comme la valeur de survie, qui n’est pas mesurable indépendamment de la survie, ou l’utilité, qu’on ne peut mesurer davantage.» Or, le concept d’orthogenèse selon lequel «l’évolution ne revient pas en arrière, c’est donc qu’elle va en avant,(…) a été avancé comme un argument en faveur de la téléologie, d’une direction de... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Christiane Chauviré, Ludwig Wittgenstein

«Pour Valery, le mot courant prend une vertu magique sitôt que le philosophe l'utilise. Wittgenstein ne pense pas autrement,» mais il «fait remarquer (à propos de la métaphysique) que parfois "l'élimination de la magie a le caractère de la magie".» Aussi, «il s'agit pour lui de détecter même en science le phénomène de la croyance inconditionnelle, de combattre ce besoin irrationnel de vénération, cette exigence infantile de merveilleux, cette quête désespérée de la profondeur. Toute la critique wittgensteinienne de l'explication... [Lire la suite]
Posté par Agoniste à 01:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]