Douleur et plaisir

 

«Il est possible qu’en fonction des conditions qui se présentent au cours de la vie de chacun, la persistance de certaines douleurs soit plus acceptable que celle du plaisir, si ce dernier est imprévu, trop intense ou mal intégré.(...) Si la disparition de certaines stimulations peut entraîner le plaisir – comme c’est le cas lorsque nous cessons de souffrir par exemple –, elle peut également constituer une source de douleur en soi, en ce sens que ces sensations auxquelles nous étions habitués s’étaient intégrées de telle sorte à notre schéma corporel, que leur disparition nous laisse désemparés.» Par ailleurs, certaines idéologies «privilégient l’utilité et les bienfaits de la souffrance plutôt que la recherche d’un plaisir qui n’engendrerait qu’égoïsme et désintérêt vis-à-vis du devoir.» Tandis que d'autres qualifiées d’hédonistes, «encouragent une recherche parfois effrénée du plaisir ou, au moins, à la suite d’Epicure, mettent le plaisir en exergue.» Quant au sado-masochisme, «il est indiscutable en pratique que la perversion (…) est sous-tendue par une difficulté à savourer le plaisir.»