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«Être contraint à extérioriser le passé refoulé, et ce à maintes reprises, est une poussée plus irrésistible que la tendance au plaisir.» Car, «à chaque répétition, instruit par l'expérience, j'accrois mes connaissances, j'apprends à relativiser; et enfin je consolide mon identité parce qu'à force de répéter je confirme que je suis le même hier et aujourd'hui.» Cependant, ce «qui nous conduit à répéter la même manière d'aimer et de souffrir avec l'amour, la cause qui nous entraîne à revenir inlassablement sur le même type d'attachement affectif, cette cause, c'est le retour dans le présent d'une expérience précoce, fortement excitante et émotionnellement intense.» Or, ce “trauma“ «est paradoxalement une drogue, et le traumatisé, un addict de cette drogue.(…) C'est à la fois une souffrance pour le moi conscient et un soulagement pour le ça inconscient.» Mais, grâce à «la reviviscence l'analysant se détache d'une jouissance toxique qui l'aliénait.» Pour cela il lui faut «simultanément ressentir et être conscient de ressentir, se dissocier entre celui qui revit le trauma et celui qui se voit revivre le trauma.» Alors, «le sujet apaisé accepte, voire aime l'inconscient qui le fait tel qu'il est.»