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La notion adlérienne de “compensation“ désigne «un des moteurs essentiels de l’action et correspond à cette dynamique du vivant d’aller toujours vers un Plus, un Mieux pour échapper à l’insécurité.» Mais, « chez le sujet “nerveux, inadapté, névrosé, psychotique ou autre, il apparaît que tous ses efforts sont dirigés vers un but qui n’est pas celui du commun des mortels. Toute son énergie s’épuise pour un monde d’illusions fictif, différent du nôtre.(…) Le vécu trop intense de son infériorité dans la réalité aboutit à la perte du courage de pouvoir résoudre de façon positive ses problèmes vitaux, dans le sens de l’ajustement à la société. Il n’y a plus recherche du but réel de la perfection ou du succès mais celle du but fictif de la valorisation personnelle. Dans ce monde de fiction il développe un sentiment illusoire de valeurs supérieures.» Ainsi, «l’intéressé, nous dit Adler, souffre réellement mais préfère encore cette souffrance à la souffrance plus grande qu’il éprouverait s’il devait laisser paraître son échec devant le problème qu’il avait à résoudre. Il préfère se soumettre à toutes les souffrances nerveuses plutôt qu’à la mise à nu de son manque de valeur.»