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in Consentir: domination, consentement et déni (collectif)

 

La psychologie d'Aristote «définit les critères de l'acte consenti, compris non pas comme l'acte dont le principe serait la volonté, mais comme ce qui peut être attribué à un agent.(...) Le consentement, absent du principe de l'action, refait surface dans sa considération rétrospective.» Au contraire pour les stoïciens, «en consentant, je dis oui au Tout, je m'inscris dans ce Tout. Je me recentre sur moi-même, et en même temps, je me fonds dans l'immensité de l'univers.(...) Je ne suis ni mon corps, ni même mon souffle vital (pneuma), mais mon moi est dans le principe directeur, la raison.» Pour autant, «l'attitude volontariste consistant à croire en son indépendance revient à vivre comme un étranger dans le monde.(...) Et c'est en se révoltant contre l'ordre du monde ou en espérant pouvoir contrôler intégralement ce qui nous arrive que nous sommes emportés contre notre gré par le Destin.» C'est pourquoi «la punition de ceux qui n'acceptent pas les choses est d'être précisément comme ils sont, soit mécontents et malheureux.» Car, «je ne consens que parce que je comprends.» (Laetitia Monteils-Lang)