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Au cours de l'initiation des indiens Hopi : «Maintenant, dit-on aux enfants, vous savez que les vrais Katcina ne viennent plus danser “comme autrefois” dans les pueblos. Ils ne viennent plus que de façon invisible, et ils habitent les masques les jours de danse de façon mystique.» Ne dirait-on pas «la perte de quelque chose qui sera cependant recouvré après transformation, et sous la garantie des autorités.» En comparaison, au théâtre «on dirait que si quelqu’un (un acteur) nous montre qu’on peut jouer ce personnage comme rôle, il nous révèle du même coup (…) toute notre réserve de rôles imaginaires, toutes les vies que nous ne vivons pas, tous les remèdes à l’ennui; et il nous révèle cela, devant le public, où il y a, croyons-nous vaguement, quelque part (on ne sait où) quelqu’un (on ne sait qui) qui doit y être trompé. C’est peut-être la partie cachée de notre Moi, “l'agence du rêve”.» En d’autres termes, «il faut que ce ne soit pas vrai, que nous sachions que ce n’est pas vrai, afin que les images de l’inconscient soient vraiment libres. Le théâtre (…) serait tout entier comme la grande négation, le symbole de négation, qui rend possible le retour du refoulé sous sa forme niée.»