img060

«L'ancrage [de la] quête de responsabilité est toujours simplement une action dans sa plus grande simplicité: un mouvement qui a pour cause une intention, au moins sous une description de cet événement.» Or, «l'intention d'une action est finalement ce qui répond à la question "pourquoi faites-vous cela ?". "Pourquoi" veut dire: pour quelle raison.(...) Et ce que nous appelons raison de l'action, quand elle est dirigée vers le futur, c'est une justification que nous anticipons (nous avons une visée prospective d'une rétrospection).» Mais alors, «si le rapport d'une action à son intention est celui d'une conséquence à sa raison, il s'agit d'un rapport logique, ce qui exclurait donc un rapport causal.» De fait, «pour que les raisons puissent fonctionner comme des causes, il faut que nous puissions sélectionner dans les actions particulières des noyaux de conditions qui restent stables par rapport aux réarrangements, mises à jour, et révisions.» Car, «une révision, c'est une incohérence apparente,(…) mais c'est aussi une cohérence supérieure, puisqu'elle est justifiée par un obstacle à la réussite de l'action.»