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L’espoir est une forme de “pensée magique”, «indissociable de la peur, ou de l’angoisse, dont il constitue un paravent ou un anesthésique plus ou moins efficace.» Il est lié à un «état pathologique (névrotique) caractérisé par l’adoption de propos et de comportements artificiels, convenus, stéréotypés,(…) conçus par la personne névrosée comme devant être ceux que l’on attend d’elle de la part de son entourage.» Ce “faux-self” «résulte d’un mécanisme classique de défense de la personne percevant son milieu originel comme hostile, ou indifférent.» Il s’agit, au contraire, de «se repositionner en acteur capable de potentialiser ses épreuves, et non plus en victime,(…) en revendiquant l’entière responsabilité de leur survenue.» En effet, «l’assertivité librement exercée a vertu d’exemple, quand elle donne à voir des autorisations mises en œuvre pour mieux et bien vivre ! (…) Il ne tient qu’à chacun de nous de revendiquer par les faits nos responsabilités légitimes.» Car, « contrairement aux apparences, l’antonyme d’espoir n’est pas désespoir, mais action.»