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Chauvin Rémy critique “le dogme central du darwinisme“ qui pose «la présence de mutations au hasard entre lesquelles un agent véritablement tout-puissant, la sélection naturelle, trie (…) en fonction de critères indéfinissables comme la valeur de survie, qui n’est pas mesurable indépendamment de la survie, ou l’utilité, qu’on ne peut mesurer davantage.» Il note que le concept d’orthogenèse selon lequel «l’évolution ne revient pas en arrière, c’est donc qu’elle va en avant,(…) a été avancé comme un argument en faveur de la téléologie, d’une direction de l’évolution, dont les darwiniens ont horreur.» Mais, selon Chauvin, «si l’environnement agit sur le phénotype, c’est le phénotype qui choisit l’environnement.(…) Le processus n’est pas positivement aléatoire mais cybernétique.» De sorte que «si l’antilope s’entraîne à courir de plus en plus vite, elle aura plus de chances grâce à son phénotype de repasser des gènes à sa descendance.(…) Ce qui revient à une hérédité des caractères acquis sur le plan des populations.»