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Damien Bazin distingue «le calcul sur autrui [qui] est une maximisation de la fonction d'utilité.» Tandis que «le calcul altruiste réclame de relâcher les agrégats habituellement usités tels que "l'agent" ou "l'individu" au profit de la "personne".» Car, «les personnes sont des fins dont la libre substituabilité se heurte à l'éthique.» D’autant que «ce qui caractérise une personne par rapport à un individu est précisément la capacité de s'autocontraindre.» En effet, il remarque avec Rawls «que l'action exercée par devoir n'est pas une action exercée sans intérêt, mais par intérêt pour le devoir lui-même.» On dira que «les individus rationnels mus par un désir universel d'auto-préservation coopèrent de sorte que la motivation à coopérer découle de ce désir d'autopréservation. Le système éthique coopératif qui en découle n'est en fait que la conséquence d'un motif fondamental non éthique; si bien sûr nous supposons que le désir de préserver sa propre vie n'est pas un principe éthique.» On concilie ainsi «les externalistes [qui] font découler l'éthique des interactions sociales,» et «les internalistes [qui] postulent que le comportement découle directement de la motivation morale.»